( la 2ème version, la plus longue, contée à la virgule près )


Le metteur en scène, Jean-Bernard POUCHOUS, a choisi de supprimer la distance entre le narrateur et le lecteur de ce journal intime, ce qui permet au conteur de jouer sur cette limite fragile et accentue l'effet d'inquiétante étrangeté qui est l'essence même du récit.

Le narrateur se trouve emporté malgré lui et devient le personnage dont il essaie de s’échapper rationnellement sans toutefois y réussir.  « Quelqu’un possède mon âme et la gouverne… » lit-il ? ou bien dit-il ?

Guy de Maupassant, après avoir écrit cette nouvelle, avait dit à son valet de chambre : « J’ai écrit un texte qui va faire trembler tout Paris ! »

Après une heure cinquante d'un spectacle sobre et maîtrisé, joué à flux tendu, la tension intérieure du personnage est à son comble et le récit bascule dans le passage à l'acte.

C’est pourquoi lorsqu’un débat suit, un entracte est nécessaire pour reprendre ses esprits.
( Durée du spectacle seul : 1 heure 50' / avec débat : 2 heures 30’ )

"Après avoir joué le Horla, je sors... liquéfié ! C'est peut-être cela qu'on appelle le don de soi ! " dit lui-même Jacques Masson, le conteur, qui a donné plus de 300 représentations du Horla depuis la création de l'Emotionnelle.

 

 

horla-moine

 

 

 

 


 

 

 

 

horla-carafe